L’extraction de sang (hijāma)

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Il s’agit ici d’une grande quantité de sang, car ce qui est en petite quantité est négligeable, comme par exemple une petite quantité de sang extraite pour des analyses.

L’extraction de sang fait l’objet de grandes divergences chez les savants.

Selon l’avis le plus probant, elle n’annule pas le jeûne, mais il est préférable d’attendre la nuit pour celui qui craint d’être contraint à manger à cause du fait qu’il pourrait se sentir trop affaibli.

  • Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée) a été interrogé : « Est-ce que vous détestiez pratiquer la hijāma [en état de jeûne] ? » « – Non », répondit-il, « sauf à cause du fait qu’elle affaiblit. » Rapporté par al-Boukhari.
  • Un certain compagnon rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) a interdit au jeûneur de poursuivre le jeûne jusqu’à l’aube (mouwāçala) et d’effectuer la hijāma, mais il ne les a pas rendus illicites pour ses compagnons. Rapporté par Abou Dāoūd et Ahmed. Ce hadith est authentique (sahih).
  • Oumm °Alqama (qu’Allah l’agrée) rapporte : « Nous pratiquions la hijāma chez Aïcha (qu’Allah l’agrée) en état de jeûne et elle ne nous l’interdisait pas. » Rapporté par al-Boukhari sans la chaîne de transmission. Ce hadith est authentique (sahih).
  • Ibn Omar (qu’Allah les agrée) faisait la hijāma en état de jeûne, puis il a arrêté de la faire. Et lorsqu’il jeûnait, il ne faisait plus la hijāma qu’après avoir mangé. Rapporté par Mālik dans « al-Mouwatta’ ». Ce hadith est authentique (sahih).
  • Az-Zouhri rapporte qu’Ibn Omar (qu’Allah les agrée) faisait la hijāma en état de jeûne, pendant ou en dehors du ramadan, puis il a arrêté à cause de l’affaiblissement que cela lui provoquait. Rapporté par Abder-Razzāq. Ce hadith est authentique (sahih).

Quant au hadith suivant, il semble qu’il soit abrogé :

  • Chaddād ibn Aws et Thawbāne (qu’Allah les agrée) rapportent que le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Celui qui pratique la hijāma et celui qui l’a subit, tout deux ont rompu leur jeûne. » Rapporté par Abou Dāoūd, an-Nassāï, Ibn Mājah et Ahmed.