Rompre le jeûne en cas d’extrême nécessité

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Rompre le jeûne en cas d’extrême nécessité

La règle établie dans la législation musulmane est que : « Les cas d’extrêmes nécessités autorisent les interdits, tout en étant proportionné à la situation. »

((الضَّرُوراتُ تُبِيحُ المَحْظُوراتِ، والضَّرُورةُ تُقَدَّرُ بِقَدْرِهَا.))

En cas de faim ou de soif intense qui font craindre un danger pour la vie du jeûneur ou de graves conséquences pour sa santé :

Il est permis de rompre le jeûne. Néanmoins, cette autorisation doit être proportionnée. Après avoir repris des forces, il faudra finir la journée de jeûne. Dans tous les cas, ce jour devra être rattrapé.

 

Ex. : en cas de canicule, les personnes âgées qui craignent pour leur santé sont autorisées à boire lorsque cela est nécessaire.

  • Celui lui exerce une profession très fatigante et pour qui le jeûne est difficilement supportable :

Il lui est permis de rompre le jeûne. Comme décrit précédemment, cette autorisation doit être proportionnée.

Ex : des ouvriers travaillant sur un chantier et qui éprouve de grandes difficultés à jeûner.

  • Pour sauver la vie d’une personne :

Il est également permis de rompre le jeûne, si cela s’avère utile.

Ex : les pompiers et secouristes sont autorisés à rompre momentanément le jeûne s’ils ont besoin d’être en pleine forme pour intervenir et sauver des vies.

 

Remarque : ces situations n’autorisent pas à commencer la journée sans jeûner. Le jeûne reste obligatoire de l’aube jusqu’au coucher du soleil. C’est uniquement lorsqu’une situation comparable à celles décrites précédemment survient, qu’il est alors permis de manger et/ou de boire en quantité nécessaire, mais pas plus. Il faudra ensuite finir la journée de jeûne et rattraper ce jour.

En particulier, les étudiants en examen doivent commencer leur journée de jeûne normalement. S’il s’avère qu’il leur est impossible de se concentrer ou que le jeûne les handicape, ils pourront alors bénéficier de cette dérogation.