Ceux qui sont dans l’incapacité durable de jeûner

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Ceux qui sont dans l’incapacité durable de jeûner

Il s’agit d’une personne trop âgée pour jeûner ou d’une personne atteinte d’une maladie incurable qui l’empêche de jeûner. Dans ces deux cas, elle sera dispensée de jeûner et ne pourra pas non plus rattraper ses jours.

En compensation, elle devra nourrir un pauvre pour chaque jour de jeûne (fidya).

  • D’après le verset 184, s.2 « La Vache » : {Et pour ceux qui peuvent difficilement le supporter, il y a une compensation : nourrir un pauvre. Celui qui fait plus de son propre gré, c’est meilleur pour lui, mais il est préférable pour vous de jeûner, si vous saviez !}
  • Ibn Abbas (qu’Allah les agrée) a dit dans l’interprétation de ce verset : « C’était une dérogation pour l’homme âgé ou la femme âgée, pour qui le jeûne était éprouvant, de nourrir un pauvre à la place de chaque jour de jeûne. » Rapporté par Abou Dāoūd. Ce hadith est acceptable (hassan).

 

  • Lorsqu’il prit de l’âge, Anas ibn Mālik (qu’Allah l’agrée) ne pouvait plus jeûner. Il rassemblait 30 pauvres et les nourrissait de pain et de viande. Une année où il n’avait plus la force de jeûner, il fit cuisiné un grand plat de tharīd et convia 30 pauvres qu’il nourrit jusqu’à satiété.  Cité par al-Boukhari sans chaîne de transmission, ainsi que par Mālik dans « al-Mouwatta’ », Abder-Razzāq et Ibn Abi Chayba. Ce hadith est authentique.

Concernant le malade atteint d’une maladie incurable : il a le même statut que la personne âgée, par analogie.

La nourriture doit avoir les mêmes caractéristiques que celles de zakāt-al-fitr : il s’agit des denrées consommées quotidiennement, telles que les dattes, le riz, les pattes, la viande, le poisson, les haricots, les lentilles …

Elle se donne à toute personne pauvre ou dans le besoin, à l’exclusion des personnes dont on à la charge.